l'équipe artistique :

MYRIAM DOOGE :

présentée par Laurent Barré pour "Le Choré-Graphique" Festival initié par Daniel Larrieu à Tours en juin 1994 

Formée par Françoise et Dominique Dupuy, élèves du chorégraphe expressionniste Jean Weidt, Myriam Dooge croise de 1980 à 1988, quelques-unes des grandes figures tutélaires françaises, tous préocupés de la qualité intrinsèque de l'acte poétique de la présence du danseur : Jérôme Andrews à l'Institut de Formation Françoise et Dominique Dupuy, Susan Buirge au Centre National de Danse Contemporaine d'Angers. Elle Complète sa formation pédagogique, en suivant les stages d'Alwin Nicholaïs et de Murray Louis, découvre la magie kaléidoscopique de l'un, le style clair, exigeant, expressionniste de l'autre. A ce savoir moteur, corporel, symbolique, imaginaire, elle ajoute une initiation kynésiologique : Odile Rouquet lui fait découvrir la géographie du corps et la manière dont corps et imaginaire tissent profondément leurs liens, revenant au mystère de ce qui se passe avant le mouvement.

Interrogeant image du corps et plasticité, histoire et intentionnalité, Myriam Dooge chorégraphie des pièces dont la constante réside dans une relation étroite de la danse avec la scénographie et dans l'exploration d'espaces imaginaires, voilés, dévoilés, révélés. Là où tout se joue mystérieusement : la qualité poétique du corps en mouvement et le coloris de l'action. Dans ces limbes, la danse se revit du côté des origines, des plus intimes tressaillements du corps.

De "Noces Insoumises", un duo créé en 1984, à "La Première Clef" (93), en passant part "Quart d'Oeuvre" (85), "Solitude en Sursis" (86) et "Carnaval Intime" (89-90), elle éclaire le corps, dans le renouvellement du sens de sa présence au monde. Ce faisant, elle investit une aire de danse floue, ou la limite entre le réel et l'imaginaire devient énigme spatiale, "soudure" incertaine entre le dedans et le dehors. Une aire de confrontation où le corps interroge l'aphasie de l'histoire, la vie et la mort, une aire qui se cristallise, se rassemble, se condense dans le corps des danseuses, qu'un dessin sinueux arrondit et musicalise.
Des images foisonnantes de "Carnaval Intime", aux lignes d'énergie lumineuses de "La Première Clef", la chorégraphie, raffinée et élégante, élargit à chaque création, l'espace de l'énigme.

Transfigurant la salle de spectacle en mer et la scène en falaise ou convoquant les fées à une fête sensuelle, "La Première Clef", primée au Festival "Vivat la Danse" à Armentières en novembre 94, et "Le Sommeil des Herbes" (décembre 94) s'abandonnent, en une chorégraphie limpide et sereine, à la grâce, à la fluidité d'un mouvement qui se propage et se transmet,comme à un hommage gestuel à la mémoire de la vie.

YANN CORLAY :

danseur, chorégraphe, directeur artistique.

 

Diplomé en danse classique (Royal Academy of Dance - Londres) : formé par Annik-Jane Coatalen (Royal Ballet School)

Diplômé en danse contemporaine (CNSMDP- Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris : formé par Daniel Larrieu, Carolyn Carlson, Viola Farber, Dominique Petit, Fabrice Ramalingom et Hélène Cathala (Cie Dominique Bagouet), Odile Duboc, Wilfriede Piollet, Jean Guizérix, Odile Rouquet, André Lafonta, Martine Clary, Peter Goss …

 

Au fil de sa carrière il bénéficie de nombreuses formations complémentaires :

Topeng/Théâtre Masqué de Bali (Cristina Wistari Formaggia / Arta), composition instantanée (Julyen Hamilton), Flammenco (Marie Carmen Garcia), Danse Africaine (Koffi Kokko), Danse Irlandaise (Thierry Manconni), Calligraphie Ancienne (Amanda et Keith Adams), Montage Vidéo (Final Cut pro), Langue des Signes Française (Levent Beskardes, Christophe Chassagne, Hristo Ho, Noémie Churlet...), Percussion Corporelles (Leela Pétronio), Danse Voltige (Olivier Farges), Achtanga Yoga (Valérie Berger), Danse Verticale (Geneviève Mazin)...

 

Depuis prèsque 20 ans son parcours est étroitement lié à celui de La Cie Myriam Dooge ;

il débute en tant qu'interprète sur une quinzaine de créations pluridisciplinaire avec plus de 1500 représentations nationales et internationnales, puis devient chorégraphe aux côté de Myriam Dooge.

 

Il conçoit et conduit des ateliers de création, d’écriture et d’exploration artistique pluridisciplinaires partout en France au fil des tournées de la Cie Myriam Dooge,

pour stimuler la créativité et la conscience corporelle des amateurs, adultes, enfants, de la maternelle à l’université, notamment à l'occasion de rdv intergénérationnels, ainsi qu'en direction d'artistes professionnels.

 

Il oeuvre régulièrement en partenariat avec la Fondation de France, Le Fonds Social Européen, l'Afdas, La Caisse des Dépots et Consignations, pour la Fondation Yehudi Menuhin, pour « La Culture et l’Art au Collège en Seine Saint Denis».

 

Il est aussi sollicité en tant que jury pour des examens de fin d’année en danse classique et contemporaine pour plusieurs conservatoires (Tremblay en France, Villeparisis et Saint-Denis)

WOLGANG PISSORS :

comédien, conteur, chanteur, auteur et traducteur

Maîtrisant couramment trois langues, Wolfgang Pissors est parfaitement à l'aise dans des univers aussi variés que ceux d'auteurs et compositeurs allemands, anglais et français.

 

Comédien et chanteur venu des bords du Lac de Constance, Wolfgang Pissors a fait ses études théâtrales et musicales à Paris au Cours René Simon et dans l’Atelier Lyrique dirigé par Claude Allard au Conservatoire Frédéric Chopin. Sa formation s’est enrichie auprès de Zygmunt Molik et Gennadi Bogdanov.

 

Il a interprété des rôles comme le maire dans l’opérette La Créole d’Offenbach et le chanteur de complaintes dans l'Opéra de Quat'Sous de Weill mis en scène par Christian Schiaretti et dirigés par Jean-Claude Malgoire ou encore le Baron dans la Vie Parisienne d'Offenbach au Théâtre Marigny à Paris.

 

Devant la caméra, il joue dans de nombreux films et téléfilms dirigés par des réalisateurs comme:

Philippe Béranger - Boule de suif, Jérome Salles - Largo Winch I et II, Paul Cowan - Paris 1919, Robert Guédiguian - L'Armée du crime, Jean-Paul Salomé - Les Femmes de l'ombre, Joyce Bunuel - Marie et Madeleine, Caroline Huppert - Deux femmes à Paris, Stephen Frears - The Queen, Jean-Paul Rappeneau - Bon Voyage, Claude Lelouch - Les Misérables ou Jean-Louis Lorenzi - L'Ami Fritz, Chat Bleu Chat Noir.

 

Il joue sur scène avec Nicolas Liautard/La Nouvelle Compagnie ("Le Mépris").

Il est régulièrement en tournée avec Khloros pour son spectacle en duo avec Isabelle Serrand (piano) "Zusammen*Ensemble", et depuis plus de 15 ans avec Myriam Dooge : "NàM", "Le Jardin où poussent les Etoiles de la Chance", "Juste Ciel !", "Hé Eau !", "Les Trois Ecus d'Or", "Café Jardin", "Les Festins Poétiques"...en France et à l'Etranger.

 

ISABELLE SCHMITT :

chanteuse mezzo-soprano lyrique

 

Elle étudie tout d’abord le violoncelle puis la viole de gambe au conservatoire d’Aix-en-Provence, où elle obtient son DEM pour ensuite se perfectionner deux ans à la Schola Cantorum de Bâle. C’est là que naît sa passion pour le chant. C’est donc en 2005 qu’elle décide de s’y consacrer entièrement auprès de Dominique Vellard, puis d’Isabelle Desrochers sur Paris, qui seront des rencontres décisives quant au choix de sa vocation.

 

En 2010, elle obtient son DEM de chant baroque au CMBV, le Centre de Musique Baroque de Versailles auprès de Viviane Durand, puis Isabelle Desrochers et bénéficie aussi grâce au centre de plusieurs massterclass avec Valery Guillory, Christine Schweizer, Maarten Koningsberger, Alain Buet…

 

Elle fait des concerts réguliers à la Chapelle Royale de Versailles, dans de nombreux festivals en France et à l’étranger, auprès de différents ensembles : le concert spirituel, avec Hervé Niquet le poème harmonique, avec Vincent Dumestre, la Cappella Reial de Catalunya avec Jordi Savall et Montserrat Figueras.

 

En 2011, elle rencontre Etienne Perruchon et participe ainsi à plusieurs projets ainsi qu’au spectacle "Dogorians" mis en scène au théâtre du soleil en mai 2013.

 

Elle s'intègre trés naturellement aux projets de la Cie Myriam Dooge à partir de 2013

LUDOVIC BURCZYKOWSKI : (La Voix du Nord)

artiste chercheur en intelligence multimédia

 

"Après des études à Valenciennes, Ludovic Burczykowski a débarqué à Lille il y a environ un an. Passionné de dessin, il décide assez tôt qu'il en fera son métier. La musique, c'est venu plus tard. « Comme je n'ai jamais trop aimé mettre des bandes son préexistantes sur mes travaux, j'ai fait mes propres sons et j'en suis arrivé à la musique live, en passant par Art Zoyd, qui venait d'ailleurs de s'installer à Valenciennes. J'ai suivi une classe de composition électro-acoustique, et c'est ça qui m'a poussé vers le monde du spectacle. »
Après des études aux Beaux-Arts de Valenciennes et un master de création et ingénierie numérique, il travaille désormais à Lille tout en préparant un doctorat à Paris VIII sur les interprètes numériques. Un sujet en parfaite adéquation avec ce qu'il réalise au quotidien.

 

Apprivoiser des légumes

 

Ludovic Burczykowski travaille aussi en collaboration avec des compagnies de danse (comme la Compagnie Myriam Dooge). Pour elles, il a déjà « apprivoisé des légumes, capturé des fées et fait danser des meubles ». Pour le spectacle "Les Métamorphoses de Nina" (Cie du Nouveau jour - Sophie Girod), par exemple. « C'était un spectacle jeune public, une chambre qui se mettait à délirer complètement sur le fil d'une histoire, une fillette qui venait d'avoir une petite soeur, avec tout un monde à refabriquer, et tout cela était reflété dans l'image. »


L'artiste a également un projet pour Marseille 2013 et d'autres en vue avec la toute nouvelle gare numérique de Jeumont. Mais pour l'heure, il apporte les dernières touches à la prestation de ce samedi soir, en collaboration avec Simon Lebon. « C'est un vieux projet dont je rêve depuis un bon bout de temps, et quand la fête de l'Anim' s'est présentée, je me suis dit que c'était l'occasion. »
Inspiré par une légende sur les moines tibétains, dont les voix quand ils chantent s'entremêleraient pour créer des entités autonomes (des « boules de voix »), Ludovic Burczykowski veut établir un parallèle avec les entités techniques qui prennent aujourd'hui de plus en plus d'autonomie.
« L'idée, c'est de s'amuser avec des images qui viennent se nicher et gesticuler dans l'architecture de l'Hybride, qui n'ont pas besoin d'écran », explique-t-il. Une oeuvre entre court métrage, spectacle et installation, qui nécessite huit vidéoprojecteurs et dont il a lui-même composé la musique.

 

La fête de l'Anim' permet aussi aux artistes d'échanger. « Je suis très fan du travail d'Erick Oh, ça va être l'occasion de se rencontrer», se réjouit Ludovic Burczykowski. « Il y a aussi mon ami Hassan K. qui est programmé le même soir que moi, mais un peu plus tard, au Tripostal. » C. Th." 

ALEXANDRA LUYAT :

danseuse, chorégraphe et assistante à la chorégraphie 

 

Après des cours de danse classique elle se forme dans les années 80 dans de nombreux stages, elle étudie la composition auprès d’Alwin Nickolais, Murray Louis, Caroline Carlson, Caroline Marcadé... Elle pratique la danse contact et l’improvisation, ainsi qu’une approche de différentes techniques holistiques à New York. Elle étudie la danse traditionnelle et le travail du masque Topeng à Bali avec Cristina Wistari, et depuis quelques années la danse Indienne avec Kalpana à Paris

 

Son parcours d’interprète :

- elle commence par les spectacles de rue (Cie Turbulence) et fait régulièrement des incursions dans la danse-théâtre (cellule de recherche chorégraphique avec Hideyuki Yano, Cie Zaza Disdier, Katharina Vogel (ch.)

- elle participe aux créations et tournée de la Cie Myriam Dooge pendant 12 ans. Elle devient progressivement son assistante.

 

Elle passe un diplôme d’état de professeur en danse contemporaine (DE).

Avec la Compagnie du nouveau jour, elle crée les chorégraphies en collaboration avec Sophie Girod, metteur en scène et scénographe, de « Rose ou le coeur du prince » et « le A de Léa », « Paysage vu de la rive » et « Les métamorphoses de Nina ».

SAMUEL DURAND :

animateur numérique, vidéaste

Dipomé de l'école des Gobelins en 1999, il démarre sa carriére comme animateur dans le jeu vidéo chez Ubisoft

 

A partir de 2002, attiré par le petit écran il s'oriente vers l'habillage TV et la publicité
Il participe ainsi à de nombreux idents TV pour TF1 et France3 en tant que freelance

Son professionnalisme et son sens du détails lui ouvrent les portes de grandes sociétés de
production comme Duran-Duboi ou Partizan. A partir de 2004, il exerce ses talents d'animateur sur de nombreuses publicités TV pour de grandes marques, comme Belin, Quick, M&M's, La Poste...entre autres.

En 2007 il supervise le videoclip "Teo & Tea de Jean Michel Jarre. De 2007 à 2008, il intervient également sur de nombreuses séries d'animation, comme Mandarine&co, Garfield ou encore Boulle et Bill. Entre 2009 et 2010, il est appelé sur "Gnark", une série cartoon produite pour Canal+, afin de superviser l'animation sur de nombreux épisodes.

En 2010, il  travaille comme animateur principal sur la série "L'Abécédaire de François-Rémy Jeansac" pour la chaine Canal+. Passionné par l'animation de qualité et exerçant depuis de nombreuses années avec Franck Demollière et Laurent Davene; il les rejoint en 2011 chez Atomictoon, comme directeur d'animation. En 2012 il developpe une série sur le developpement durable avec une premier épisode commandé par le conseil mondial de l'eau.

En 2013, il intègre l'équipe de la Cie Myriam Dooge pour la création des "paysages corporels" du spectacle "de Nature à Mystères".

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© compagnie myriam dooge

« Plaisir du mouvement, du vivant, du vent, la danse prend le large pour se libérer avec vivacité. Entre présence et absence, un rituel lumineux dont la mélodie tout en méandres trouve l’accord parfait. Avec cette légèreté apparente qui sied si bien à la vraie gravité, Myriam Dooge entrouvre le mystère de soi et de l’autre, ici et maintenant. »

 

Rosita Boisseau

France Culture

les12etoiles@yahoo.fr